Les troubles musculosquelettiques dans le secteur du BTP

Les troubles musculosquelettiques sont aujourd’hui reconnus comme une maladie professionnelle et représentent la première cause de maladie professionnelle en France. Plus particulièrement le secteur du BTP qui est le plus exposé. Ceci en raison de conditions de travail difficiles puisque les activités sollicitent tous les membres du corps. En effet, 9 maladies professionnelles sur 10 concernent les TMS dans le BTP.

Quels sont les facteurs de risques dans le secteur du BTP et comment prévenir de ces maladies ?

 

Les troubles musculosquelettiques qu’est-ce que c’est ?

Troubles musculosquelettiques

Les troubles musculosquelettiques sont des maladies qui touchent les articulations, les muscles et les tendons. Ce sont des troubles de l’appareil locomoteur provoquant ainsi des gênes et des douleurs.

Ces troubles affectent les muscles, les nerfs et les tendons. Le dos est la zone la plus touchée, suivi du cou, de l’épaule, du coude, du poignet, de la main. Enfin, les membres inférieurs tels que le genou peuvent être touchés, mais cela est plus rare.

Les professionnels du BTP sont particulièrement touchés en raison d’une hypersollicitation de tous les membres du corps, liée à des conditions de travail difficiles. De plus, généralement les professionnels du BTP se plaignent très peu de douleurs, puisqu’ils sont habitués à la dureté des tâches. Ils négligent alors les signes avant-coureurs, retardant ainsi le diagnostic de la pathologie.

Ces maladies entraînent des coûts importants pour l’entreprise. En effet, celles-ci entraînent un coût de réparation et ont un impact direct sur le taux de cotisation ainsi que le turnover et l’absentéisme. L’OPPBTP estime entre 100 et 500 euros le coût annuel directement imputable par salarié de ces TMS. Ces maladies pénalisent l’entreprise en termes de rentabilité et productivité. Elles peuvent également avoir des conséquences graves sur les salariés touchés par les TMS, en entraînant des incapacités temporaires ou permanentes, voire un handicap.

 

Quels sont les facteurs de risques ?

De nombreux facteurs entrent en compte dans le développement des TMS. En effet, ces troubles reposent sur 4 types de facteurs à risques  :

  • Biomécaniques : le port de charges lourdes, la répétitivité des gestes, les postures inconfortables. Autant de situations pouvant être accentuées par l’exposition au froid ou aux vibrations.

 

  • Psychosociaux : liés à la perception du travail par le salarié, notamment l’insatisfaction vis-à-vis des tâches, la pression temporelle, le manque de reconnaissance, l’absence de soutien, la dégradation des relations sociales ou encore l’insécurité de l’emploi. Ces situations sont sources de stress pour le salarié, favorisant ainsi le développement des TMS.

 

  • Organisationnels : liés à l’organisation du travail notamment la durée et le rythme du travail, le temps de récupération, ou la dépendance au rythme d’une machine.

 

  • Individuels : ce sont des facteurs liés à la condition physique du salarié, en raison de son âge, son genre ou son état de santé.

 

Il est alors indispensable pour toute entreprise du BTP de détecter les facteurs de risque afin de limiter le développement des TMS. Mais également de détecter le plus tôt possible ces maladies avec l’aide de la médecine du travail.

 

Les mesures de prévention

Afin de prévenir les troubles musculosquelettiques, les entreprises doivent effectuer un diagnostic des situations de travail à risque. Mais également établir un diagnostic médical pour les salariés. Le risque de TMS doit être pris en compte dans le document unique d’évaluation des risques professionnels.

Troubles musculosquelettiques

Dans un premier temps,  l’entreprise doit analyser le travail grâce à l’observation ou des entretiens avec le salarié, pour effectuer le diagnostic des situations à risques. Celle-ci doit alors évaluer à l’aide de mesures et/ou du ressenti des salariés les facteurs de risques afin d’identifier des leviers d’action permettant de réduire le risque de TMS.

 

Ensuite, après avoir diagnostiqué les situations à risques, l’entreprise se doit d’agir en :

  • réduisant les contraintes (réduire les gestes répétitifs, organiser le temps de travail agrémenté de pauses) ,
  • aménageant les postes de travail (organiser le chantier, informer et former les salariés, diversifier les tâches) ,
  • organisant la production (adapter les outils et les équipements, équiper les salariés avec des protections).

La prévention de ces troubles musculosquelettiques se fait également de manière individuelle. En effet, chaque salarié doit effectuer ses tâches dans la position la moins contraignante, pour les membres les plus sollicités.

 

Enfin, l’entreprise doit suivre les actions menées et les évaluer. Ceci dans le but de juger de leur efficacité et adapter les actions si besoin.

Afin de vous aider dans vos démarches, l’OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics) propose une gamme de formations pour aider les entreprises dans la prévention des TMS.


Afin de réduire les troubles musculosquelettiques, il est indispensable de s’équiper correctement. Equipements A Partager vous propose une sélection de machines et d’équipements pour le BTP à moindre coût, et en location afin de réduire les risques de TMS.

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